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Si c’était à refaire ? Mes décisions de voyage

Sur les 4 derniers mois, j’ai eu le temps (comme tout le monde je pense) de me poser et de réfléchir BEAUCOUP à mes dernières années de voyage et de vie à l’étranger: en six ans forcément, j’ai beaucoup évolué et il y a beaucoup de choses que je ferai différemment si je devais reprendre certaines décisions de voyage !
Mais… si c’était à refaire, quelles décisions de voyage je changerais finalement ?

Attention: en aucun cas, je ne regrette mes voyages et mes choix de vie des 6 dernières années ! Mais je pense qu’avec du recul, je me suis rendue compte que certaines décisions que j’ai pu prendre n’étaient peut -être pas les meilleures. Et je t’en parle dès maintenant !

Mon retour en France

Après mon stage de fin d’études au Cambodge, je suis revenue en France. Pour je ne sais quelle raison, je m’étais mise en tête que je devais absolument avoir une expérience professionnelle en France sur mon CV. J’avais donc commencé à chercher des opportunités professionnelles en France, et j’avais été embauchée pour travailler dans une association.
Trois ans et demi plus tard, je ne sais toujours pas pourquoi je m’étais dit que je devais avoir une expérience professionnelle en France pour réussir. Ce retour en France a été extrêmement compliqué pour moi, après avoir vécu deux ans et demi à l’étranger.

Je suis revenue dans un quotidien qui ne me correspondait pas du tout, dans un travail qui ne me stimulait pas, et je ne savais pas où je m’en allais dans la vie. Mais je me disais que cet état allait passer, et qu’il FALLAIT que je reste en France pour avoir cette expérience professionnelle, pour me faire de contacts. Pour “réussir”.

Après quelques mois à être dans un état constant de flou, j’avais pris la décision de repartir: non pas que l’herbe soit toujours plus verte ailleurs, mais parce que j’avais l’envie d’aller voir ailleurs. C’était ce que j’avais connu pendant deux ans et demi avant de rentrer en France, et c’était ce qui me correspondait au fond.

SI je devais revenir à ce moment de ma vie, je pense que je me demanderai ce que moi au fond, je voudrais. Pas nécessairement “ce qu’il faudrait que je fasse”. Je suis intimement persuadée qu’il existe 1000 et 1 façons de se réaliser, et le fait de suivre ce que la société nous dit n’est pas automatiquement ce qui nous correspond.

Le poids de mes valises

C’est sûrement l’une des premières décisions de voyage que je reverrais… quand je revois les photos de mes premiers voyages en 2014, je suis en plein cauchemar. Des valises énormes, toujours à la limite du poids autorisé, que je traînais sur les deux pauvres roulettes qui attendaient juste d’abdiquer… Vraiment, je me demande encore pourquoi je me suis infligée ça.

Heureusement, au fur et à mesure de mes voyages, j’ai bien changé ma manière de voyager, et donc de faire mon sac. Fin août 2014, j’ai troqué mon énorme valise orange pour un sac à dos 50 L (et juste ça, ça fait déjà bien la différence). Quand je suis partie faire mon stage au Cambodge, je suis juste partie avec ce sac là, et je m’en remercie encore !

voyage cambodge poids valise
Premier voyage au Cambodge en 2014: 30 kilos de valises !

Je ne sais pas vraiment pourquoi je tenais à partir avec tant d’affaires dans ma valise. Sûrement la peur de manquer, d’avoir toujours l’impression de mettre les mêmes affaires, de ne pas pouvoir faire de lessive…
Maintenant, tout ça me passe bien au dessus !
D’ailleurs, si tu veux voir le contenu de mon sac à dos 40L quand je pars en voyage (dans un pays chaud), tu peux cliquer lire l’article juste ici !

La préparation de mes voyages

Une chose est sûre, si je repense à mes voyages faits il y a quelques années, je ne peux que constater que l’organisation et la préparation, c’était clairement pas mon fort. Pourtant, j’ai toujours été une personne assez organisée, mais je me suis rendue compte qu’en termes de préparation de voyage, je ne me concentrais pas sur ce qui était important.
Si j’adore voyager sans prévoir tout mon itinéraire de A à Z, cela ne m’a parfois pas rendu service… Je pense notamment à mon voyage en Gaspésie en octobre 2014, où mes colocs et moi, on n’avait strictement rien préparé. Résultat des courses, ce manque de préparation a mené à bon nombre d’activités annulées en raison de la saison d’hiver qui venait de commencer, et à des heures de bus mal gérées qui nous ont fait dormir dans un bureau de Postes Canada à 4 heures du matin.

Maintenant, avec un peu plus de “bouteille” en termes de préparation et d’organisation, je me dis qu’il y avait tellement d’aspects que je ne prenais pas en compte: la fin de la saison estivale, les temps de trajets sous-estimés, les nuits en auberges réservées en dernière minute (ou pas réservées du tout parfois), les activités pas réservées en avance, un budget mal ficelé… Cela ne m’a pas empêché de bien aimer mon voyage, mais je me dis que mon dieu, ce que c’était mal organisé !

Suivre les autres

Je sais, ce titre est clairement bizarre à première vue. Et pourtant, si je repense à ce que je ferais différemment si je devais revivre mes voyages, je pense que je m’écouterais vraiment davantage et je suivrais moins les autres ou les envies qui ne sont pas les miennes.

Je m’explique. Je ne suis pas spécifiquement une personne qui apprécie les sensations fortes: ne pense pas me mettre sur une montagne russe, je n’aime pas ça. Et même si j’adore faire plein d’activités et découvrir de nouvelles choses en voyage, il y a certaines activités que je ne souhaite pas faire, tout simplement parce qu’elles ne me tentent pas niveau sensations.
Je me suis parfois sentie un peu obligée de suivre le groupe pour faire du rafting, du parapente, ou même parfois pour faire des activités qui ne sont pas à sensations fortes, mais que tout le monde souhaitait faire sauf moi: visiter des musées qui m’intéressaient moins, aller dans des quartiers qui ne me tentaient pas…

Voyager, je pense que c’est aussi découvrir ce que l’on a envie de découvrir, et je me suis rendue compte que j’ai souvent associé le fait de voyager au fait de faire “ce que tout le monde faisait”, et pas ce que moi j’avais envie de faire. C’est vraiment pendant mon premier voyage solo au Vietnam que j’ai commencé à m’écouter et à suivre mes envies (même si, bien sûr, je n’ai pas fait un virage à 180 degrés du jour au lendemain).
Pendant ce voyage, lorsque j’étais à Hué, j’ai passé une journée à visiter la DMZ vietnamienne, alors que ce n’était clairement pas l’excursion la plus populaire à Hué. Mais personnellement, j’avais vraiment envie d’y aller et je me suis écoutée. Et je peux te le dire, ça fait du bien !

Et toi, quelles sont certaines décisions de voyage que tu changerais ?

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