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Étudier au Canada est une expérience que j’ai eu l’occasion de tester à deux reprises : une première fois en échange universitaire pendant un an à Ottawa, puis à Montréal pour mon master. Nécessairement, c’est une expérience qui est de plus en plus répandue parmi les étudiants français et belges : mais elle n’en reste pas moins insolite, et unique !
Si tu veux étudier au Canada, alors tu te poses certainement de très nombreuses questions. C’est pourquoi j’ai décidé de condenser dans cet article toutes les questions les plus fréquemment posées sur le fait d’étudier au Canada et l’expérience universitaire dans ce pays.
⚠️ N’oublie pas de vérifier la véracité de chaque information. Même si je m’appuie toujours sur des informations officielles pour compléter mes réponse, tu n’es jamais à l’abri d’un changement de loi ou de procédure. Le mieux est de se renseigner auprès de l’université, ou sur le site du Ministère de l’Immigration du Canada.
Si ta question ne figure pas dans cet article, n’hésite pas à me la poser en commentaires afin que je puisse y répondre et compléter cet article.
Sommaire
Étudier au Canada : l’admission à l’université
Les procédures administratives pour étudier au Canada
L’université au Canada
Job étudiant
Santé et assurance maladie
Le logement étudiant
Autres
Étudier au Canada : l’admission à l’université
Pour faire une copie certifiée conforme tes relevés de notes, il faut généralement se rendre à la mairie de ta ville, en amenant les originaux et des photocopies. Il faut demander à les faire certifier conforme en précisant qu’il s’agit d’une procédure pour le Canada.
Si la mairie de ta ville ne propose pas ce service, il faut se renseigner sur quel avocat agréé peut procéder à la vérification de la conformité.
Les demandes d’admission se font bien plus tôt pour le Canada que pour la France.
Au Canada, il est possible de commencer son programme d’études à chaque nouvelle session, c’est-à-dire à chaque nouveau semestre. Ainsi, tu peux commencer ton programme universitaire en septembre, en janvier ou en juin !
Peu importe la session à laquelle tu souhaites commencer, il faudra t’y prendre environ 8 à 9 mois à l’avance. Par exemple, si tu souhaites commencer ton programme en septembre, il faudra envoyer ta demande d’admission à l’université au mois de janvier ou février, au plus tard en mars. Généralement, les dates limites d’envoi des dossiers d’admission sont précisées sur le site de l’université.
De manière générale, on retrouve ce schéma-là :
- Septembre : avant le 1er février
- Janvier : avant le 1er mai
- Juin : avant le 1er novembre
Ces dates changent en fonction des universités, donc n’oublie pas de vérifier par toi-même.
Après avoir envoyé ton dossier d’admission, le délai d’attente peut être de trois à six mois pour obtenir une première réponse.
Le mieux est de connaître précisément tes priorités quant à ton choix d’université :
- le programme d’études : un programme t’intéresse certainement davantage qu’un autre.
- la localisation : préférerais-tu étudier à Montréal, Toronto ou encore Edmonton ?
- le campus : certains campus donnent davantage envie que d’autres.
- la langue dans laquelle tu vas étudier : on peut étudier au Canada en français ou en anglais.
- la réputation de l’université : le classement peut te sembler important.
- les frais de scolarité : les frais de scolarité varient en fonction du programme, de l’université mais aussi de la province.
En fonction de la réponse à ces différentes questions, tu devrais pouvoir faire un choix.
Si ton programme est dispensé en anglais ou si tu intègres une université anglophone ou bilingue, un test attestant de ton niveau d’anglais peut en effet être requis.
Dépendamment de l’université, il peut s’agir d’un test en ligne imposé par l’université, ou bien d’un test conventionné comme le TOEFL, le TOEIC ou l’IELTS. Chaque université a ses préférences, et il est préférable de se renseigner sur le test demandé avant de s’inscrire.
Les accords France-Québec sont des accords qui ont été ratifiés afin de faciliter la mobilité universitaire.
Ainsi, les étudiants français qui souhaitent étudier en Master ou en Doctorat au Québec, paieront les mêmes frais de scolarité qu’une étudiant québécois. Ils ne sont pas considérés, au regard des frais de scolarité, comme des étudiants internationaux.
Depuis le 1er Mars 2016, ces accords ne s’appliquent plus aux étudiants français qui viennent étudier pour le baccalauréat (c’est-à-dire, l’équivalent de la licence en France) au Québec : ils sont de nouveau considérés, au regard des frais de scolarité, comme des étudiants non-québécois. Dès lors, ils peuvent s’attendre à payer des frais de scolarité plus élevés, généralement équivalents à ceux d’un étudiant candien non-québécois.
À noter que cette entente vaut également pour les étudiants belges francophones.
Plus d’informations sur Québec.ca
Les procédures administratives pour étudier au Canada
Le cas spécifique du Québec
Pour étudier au Canada, et plus précisément au Québec, il faut d’abord faire une demande de Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). Pour obtenir le CAQ, il faudra fournir divers document, dont ta lettre d’acceptation à l’université. Donc, tu ne pourras faire aucune démarche de visa sans lettre d’acceptation.
Après avoir obtenu ton CAQ, tu pourras alors faire ta demande de permis d’études. Je te conseille d’entamer les démarches pour obtenir ces deux documents dès la réception de ta lettre d’acceptation à l’université, car les délais peuvent être allongés (notamment en période estivale).
⚠️ Depuis le 17 décembre 2025 le gouvernement du Québec a déterminé un nombre maximal de demandes de sélection temporaire pour études pour chaque établissement d’enseignement. Cela signifie que la demande va être d’autant plus rude, et qu’il faut entamer les démarches le plus tôt possible.
Non. Pour étudier moins de six mois au Canada, il n’y a pas besoin de faire de demande de CAQ ou de permis d’études.
Cependant, il faudra présenter à l’arrivée au Canada la lettre d’acceptation de l’université (précisant la durée de ton programme d’études), et aussi une attestation de preuve de fonds suffisants pour six mois.
Le permis d’études coûte pour un futur étudiant français 150 CAD, (94,14 €). À cela, il faudra ajouter 85 CAD de frais de biométrie (53,34 €).
Pour un étudiant qui part étudier au Québec, il faut en plus payer les frais liés au CAQ, qui sont de 135 CAD (84,72 €).
Les tarifs pour le permis d’études, la biométrie et le CAQ sont ré-évalués en chaque début d’année. Ne pas hésiter à consulter régulièrement la page du gouvernement du Québec et celle du gouvernement du Canada pour connaître les derniers tarifs à jour.
Oui, il est possible de changer de programme d’études !
Si tu souhaites changer de programmes d’études au sein de ton université, il faudra se renseigner auprès de la faculté directement pour connaître la procédure.
Si tu souhaites changer de programme d’études pour un autre dans une autre université, alors il faudra adresser une demande d’admission classique, en demandant à ce que certains de tes crédits puissent être transférés s’ils sont reconnus/validés par ta nouvelle université.
Renseigne-toi directement auprès du bureau de l’admission de l’université pour savoir quels cours tu dois prendre ou quels examens tu dois passer pour pouvoir être admis dans le programme que tu souhaites.
Dépendamment de la réponse donnée, tu pourras peut être commencer l’université avec une session de “mise à niveau”, où tu suivras tous les cours pré-requis pour entrer dans le programme.
Si tu dois prouver d’un certain niveau linguistique, renseigne-toi sur les certifications que tu dois passer et les écoles de langues au Canada.
Oui !
Il te sera demandé de payer ces frais avant que ta demande d’admission soit envoyée. Ces frais peuvent varier de manière générale entre 60 et 120 €.
Si ton programme est dispensé en anglais ou si tu intègres une université anglophone ou bilingue, un test attestant de ton niveau d’anglais peut en effet être requis.
Dépendamment de l’université, il peut s’agir d’un test en ligne imposé par l’université, ou bien d’un test conventionné comme le TOEFL, le TOEIC ou l’IELTS. Chaque université a ses préférences, et il est préférable de se renseigner sur le test demandé avant de s’inscrire.
L’université au Canada
Les frais de scolarité dépendent de plusieurs éléments :
- ton statut à l’université,
- ton programme,
- la province où tu étudies,
- ton niveau d’études.
Ainsi, une personne qui bénéficie des accords France-Québec, qui étudie dans un baccalauréat en droit à Sherbrooke n’aura pas du tout les mêmes frais de scolarité qu’un étudiant international qui étudie les sciences industrielles à Toronto dans une maîtrise.
Tous les sites des universités disposent d’un outil pour estimer les frais de scolarité. Si tu ne trouves pas, le mieux est d’envoyer un mail au bureau des étudiants internationaux de l’université dans laquelle tu voudrais étudier.
Au Canada, le système d’études est assez similaire au système européen. On commence l’université par un baccalauréat (équivalent Licence), puis on peut continuer par une maîtrise (équivalent Master), et un doctorat. On y rentre directement après le lycée (le secondaire), sauf au Québec.
Au Québec, il faudra d’abord aller dans un Cégep (qui est l’équivalent du community college aux États-Unis), pour obtenir un Diplôme d’Etudes Collégiales (DEC), avant de pouvoir entrer à l’université.
Il existe des community colleges également dans le reste du Canada, dans lesquels on peut étudier après le lycée/secondaire.
Chaque programme d’études se décompose non pas en semestres à valider comme en France, mais par crédits.
Les crédits correspondent à un certain nombre de cours à valider pour obtenir ton diplôme.
Par exemple, pour obtenir mon diplôme de master à Montréal, je devais valider 45 crédits en tout :
- 30 crédits de cours,
- 15 crédits de stage.
Sachant que mes cours correspondaient à 3 crédits à chaque fois, je devais donc prendre 10 cours en tout pour valider mon master.
Pour mes 15 crédits de stage, je devais réaliser un stage de 3 à 6 mois et rendre un mémoire à la fin de mon stage. Par session, on prend généralement 3 ou 4 cours.
Dans certains programmes d’études, tu peux être amené à choisir une spécialisation ou une option.
Au Canada, les cours ne se déroulent pas de la même manière qu’en France.
Si on retrouve bien sûr certains cours en amphithéâtre comme à l’université en France, il y a aussi de nombreux cours à 30, 40, 50 élèves.
Les cours sont généralement plus interactifs qu’à l’université en France, où les élèves sont beaucoup plus sollicités à participer.
Au niveau des devoirs, des lectures sont généralement données d’un cours à l’autre, ou des devoirs qui s’inscrivent dans une logique de contrôle continu. En deux ans d’études au Canada, je n’ai jamais eu d’examens ou de partiels, où la validation du cours consiste en un seul examen à la fin du semestre.
A noter aussi que les professeurs aiment les présentations orales et les projets de groupe.
En français, et en anglais !
Tout dépend de la région où l’on souhaite partir étudier. Si au Québec et au Nouveau Brunswick on parle français, les autres provinces et territoires du Canada parlent majoritairement anglais.
Par conséquent, tu auras plus de probabilités d’étudier en français au Québec et au Nouveau Brunswick.
Néanmoins, il existe aussi des universités anglophones au Québec et au Nouveau Brunswick, comme il existe des universités bilingues dans les provinces anglophones ! Il suffit de se renseigner directement sur le site de l’université.
Bien sûr !
Il suffit de te renseigner sur les échanges universitaires proposés par ton université ou ton école, et quels sont les programmes d’échange auxquels tu peux prétendre : accord bilatéral avec ton université en France ou programme MICEFA par exemple.
Cela varie en fonction de ton programme et de ton degré d’études, mais il faut fournir un travail continu.
Le nombre d’heure de cours par semaine est plus léger qu’à l’université en France (entre 9 et 12 heures de cours par semaine), mais les heures de travail demandées après les cours sont plus importantes.
En matière de travail personnel, il y a souvent beaucoup de lectures d’un cours à l’autre, des analyses ou rédactions à rendre, qui constituent plusieurs heures en plus par semaine.
Il y en a à l’université, et beaucoup même ! L’onglet “Vie étudiante” du site de ton université devrait t’aiguiller sur les associations étudiantes et les clubs existants.
Dans les Cégeps, il en existe également, mais cela reste généralement plus rare.
Travail étudiant
Oui, c’est possible !
Un permis d’études permet de travailler jusqu’à 20 heures par semaine en plus de ses études. Attention, il n’est pas possible de travailler dans certains secteurs avec le permis d’études : notamment les domaines médicaux ou avec les enfants.
Si tu souhaites travailler au Canada, ouvrir un compte bancaire inévitable. La plupart des emplois étudiants rémunèrent par chèque, qu’il n’est pas possible d’encaisser sur un compte français. Et quand la rémunération se fait par virement bancaire, les RIB étrangers ne sont pas acceptés.
Afin de pouvoir chercher et décrocher un emploi étudiant, tu dois obligatoirement t’inscrire à la RAMQ (la Sécurité Sociale du Québec) et obtenir ton NAS (Numéro d’Assuré Social).
Le salaire que tu peux avoir avec un emploi étudiant dépend du salaire minimum de la province dans laquelle tu étudies.
Au Québec, le salaire minimum est de 16,60 CAD de l’heure (10,41 €).
Donc, en travaillant 20 heures par semaine, tu peux arriver à un salaire par mois d’environ 1328 CAD (833,45 €).
À noter cependant, que pour certains types de métiers (notamment ceux où il est courant de recevoir des pourboires), ce salaire minimum est plus faible.
Santé et assurance maladie
Au Canada, la politique en matière d’assurance dépend de chaque province et territoire. Néanmoins, une assurance est obligatoire : il peut s’agir de l’assurance MALADIE de la province dans laquelle tu étudies, ou une assurance privée. À toi de te renseigner sur la politique de ta province.
Au Québec, pour les étudiants provenant de certains pays, il est obligatoire de s’inscrire à la RAMQ (Régie de l’Assurance Maladie du Québec). En effet, celle-ci bénéficie d’accords de réciprocité en matière de sécurité sociale.
Le NAS est le Numéro d’Assuré Social. Celui-ci est obligatoire pour tout étudiant qui souhaite obtenir un job à côté de ses cours.
Le logement étudiant
Pour chercher un logement étudiant, tu peux t’adresser directement au service Logement de ton université, qui propose souvent des logements en résidence étudiante.
Sinon, tourne-toi vers les groupes Facebook pour chercher un logement !
Voici aussi quelques sites qui pourront t’aider à commencer ta recherche de logement :
www.toutmontreal.com
www.cherchetrouve.ca
www.rentaplacenow.com
www.canada.accommodationforstudents.com
www.craigslist.com
www.kijiji.ca
www.canada-annonces.com
Tout dépend, comme en France, de la région et surtout de la ville !
Pour un appartement seul, on peut commencer à partir de 800 CAD (502,08 €), mais cela peut aller jusqu’à 1500 ou 2000 CAD (941,40-1200,20 €).
La colocation permet généralement de diviser ce prix par deux ou par 3.
Il ne faut pas oublier de rajouter à ça le prix de l’électricité, du chauffage et de la box Internet, soit de 50 à 200 CAD en plus par mois.
Autres
Les diplômes québécois sont reconnus en France grâce à l’accord cadre franco-québécois sur la reconnaissance des diplômes et la validation des études. Cet accord établit que le baccalauréat en France et le DEC (diplôme d’études collégiales) au Québec permettent d’entrer à l’Université.
Donc, même si le baccalauréat et la maîtrise au Québec ne sont pas officiellement reconnus en France, en vertu des accords France-Québec, ils sont largement acceptés.
Dans le reste du Canada, le système d’études est similaire au système français, mais demander une équivalence de diplôme sera plus fréquemment demandée.
Attention, pour certaines disciplines par contre, ils ne sont pas reconnus. Un diplôme de droit obtenu au Canada n’est pas reconnu en France, étant donné que le droit enseigné est différent. Enfin, pour certaines disciplines, il sera nécessaire de passer des équivalences ou des reconnaissances de diplômes.
Avec un permis d’études canadien, tu peux te déplacer dans tout le Canada sans aucun problème. Attention cependant : le permis d’études n’est pas un papier d’identité, il indique juste que tu es en règle au Canada. Tu dois toujours accompagner ton permis d’études de ton passeport, et de ton CAQ si tu étudies au Québec.
Pour voyager hors du Canada, tu dois toujours avoir ces documents avec toi, pour pouvoir rentrer de nouveau au Canada après ton voyage. À toi de te renseigner sur les papiers et visas nécessaires à avoir pour ta destination de voyage.
Bien sûr !
Il existe plusieurs moyens de rester au Canada après ses études, mais la plus répandue est le permis de travail post-diplôme.

Étudier au Canada est une expérience incroyable, et qui m’a énormément apporté. J’espère que cet article aura pu répondre à tes questions pour t’aider à ton tour à partir étudier au Canada !





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