point de vue dmz vietnam

Visiter la DMZ : voyage le long du 17Ăšme parallĂšle

*Certains liens prĂ©sents dans cet article peuvent ĂȘtre des liens affiliĂ©s. Ces liens affiliĂ©s me permettent de gagner une commission et donc de continuer Ă  faire vivre ce blog. Pour toi, ça ne change rien !

 

PrĂšs de 9 mois aprĂšs mon voyage solo au Vietnam, je reviens enfin avec quelques articles sur ce fabuleux pays ! Et mĂȘme aprĂšs deux voyages lĂ -bas, j’ai eu l’occasion d’en apprendre davantage sur ce pays pendant ce troisiĂšme pĂ©riple. Avec un itinĂ©raire diffĂ©rent, et des occasions qui se sont prĂ©sentĂ©es au bon moment. L’une d’entre elles a Ă©tĂ© de pouvoir visiter la DMZ vietnamienne, pendant mon sĂ©jour dans la ville de HuĂ©.

Sommaire

Comment aller Ă  la DMZ
Mes premiers pas dans la DMZ
Le no man’s land de la DMZ
La DMZ vietnamienne : Ă  faire ou Ă  ne pas faire ?

my travel project dmz vietnam

Comment aller Ă  la DMZ ?

En plein mois de dĂ©cembre, avec des pluies torrentielles, l’option d’aller visiter la DMZ par moi-mĂȘme ne s’est pas franchement prĂ©sentĂ©e. J‘ai beau avoir conduit un scooter pendant prĂšs de 4 mois au Cambodge, le climat ne s’y prĂȘtait pas du tout. De plus, j’avais entendu dire que les sites Ă©taient particuliĂšrement Ă©loignĂ©s les uns des autres. Donc, j’ai donc dĂ©cidĂ© de booker une excursion.

AprĂšs avoir fait le tour de quelques agences, j’en ai finalement trouvĂ© une pour 390 000 VND, soit un peu plus de 14 € la journĂ©e. Cela incluait :

  • le transport,
  • un guide anglophone,
  • les tickets d’entrĂ©e aux diffĂ©rents sites,
  • une bouteille d’eau.

Depuis la ville de HuĂ©, il faut environ 3h de route vers le nord pour se rendre Ă  Dong Hoi, point de dĂ©part des diffĂ©rents sites. Personnellement, durant mon excursion, le bus a fait un premier stop dans la ville de Dong Ha. Cette ville a Ă©galement Ă©tĂ© une ville importante durant la guerre du Vietnam dans cette rĂ©gion : honnĂȘtement, pas grand chose Ă  voir dans ce premier stop.

Mes premiers pas dans la DMZ

La DMZ du Vietnam se divise en plusieurs sites, assez Ă©loignĂ©s les uns des autres. Pour ĂȘtre honnĂȘte, j’ai eu un peu de mal au dĂ©but Ă  comprendre le lien entre chaque site, et leur « rĂŽle » durant la guerre. C‘est pourquoi je conseille vraiment de booker une excursion pour avoir un guide, qui sera en mesure de fournir des explications et un contexte historique.

La piste HĂŽ-Chi-Minh

PremiĂšre Ă©tape de cette excursion, la piste HĂŽ-Chi-Minh. Pendant la guerre du Vietnam, cette piste fut utilisĂ©e pour ravitailler le sud en nourriture et en matĂ©riel. Contrairement Ă  ce que son nom laisse penser, il ne s’agit pas d’une seule piste, mais bien d’un ensemble de routes !

Cette piste commençait au niveau du pont qui traverse la riviÚre Da Krong : le premier stop se fait donc ici.

dmz vietnam
pont dmz vietnamienne

La base militaire Khe Sanh

AssurĂ©ment, il s’agit de l’étape de l’excursion oĂč l’on se rend le plus compte de ce que reprĂ©sentait la DMZ. Ce que j’ai apprĂ©ciĂ©, c’est de pouvoir visiter Ă  ma maniĂšre et de ne pas ĂȘtre obligĂ©e de suivre le guide.
Dans cette base militaire désormais convertie en musée consacré à la DMZ, on peut visiter des « tranchées »
.
Il s’agit de celles qui servaient aux vietnamiens, mais Ă©galement aux amĂ©ricains Ă  l’époque. Je trouve que cela permet davantage de se rendre compte de l’histoire, tout comme le musĂ©e. Aussi petit soit-il, il explique vraiment l’intĂ©rĂȘt de cette base amĂ©ricaine vraiment proche de la DMZ.

tranchées dmz vietnam
tranchées de la dmz vietnamienne

En effet, il s’agissait vraiment d’une base cruciale pour contrĂŽler ce qu’il se passait dans cette zone de la DMZ, relativement proche de la mer. Elle pouvait donc bien sĂ»r Ă©galement subir des attaques par voie maritime.
On peut aussi y voir diffĂ©rents hĂ©licoptĂšres, tanks et avions d’époque
. Mais
les tranchées sont bien plus intéressantes et représentatives selon moi. 

avion dmz vietnam

Le no man’s land de la DMZ

Le fleuve Ben Hai

C’est Ă  coup sĂ»r en prenant la route qui traverse le fleuve Ben Hai que je me suis rendue compte de l’ampleur de la DMZ vietnamienne, mais Ă©galement de ce qu’il en reste aujourd’hui.
Pour faire simple, c’est un vĂ©ritable no man’s land. 

On y trouve bien sĂ»r quelques habitations. Mais sinon, c’est une zone dĂ©serte, oĂč l’on observe uniquement la prĂ©sence de riziĂšres des deux cĂŽtĂ©s du pont. Bien que ce fleuve soit aujourd’hui utilisĂ©e par les locaux pour la culture du riz, il reste encore aujourd’hui des reliquats de bombes, mines, dans cette zone.
MĂȘme plus de 40 ans aprĂšs la fin de la guerre, les habitants de la rĂ©gion ne sont donc toujours pas en sĂ©curitĂ©. MĂȘme si j’avais dĂ©jĂ  visitĂ© plusieurs musĂ©es Ă 
Hanoi et HĂŽ-Chi-Minh Ville et vu par moi-mĂȘme les cratĂšres de bombe B52 aux tunnels de CuChi, voir l’abandon de cette zone suite Ă  la guerre m’a profondĂ©ment « choquĂ©e ». Ensuite, peut-ĂȘtre que le mauvais temps rendait l’image d’autant plus morose. C‘est vrai qu’aprĂšs tout, les vietnamiens habitent toujours ici, et ont rĂ©ussi Ă  reconvertir cette zone en riziĂšres et vivent de ce fleuve.

dmz du vietnam
monument dmz vietnam

Pourtant, j’ai trouvĂ© que le lieu Ă©tait encore empreint du souvenir de la guerre, notamment par les statues de deux cĂŽtĂ©s du fleuve, reprĂ©sentant respectivement le nord et le sud. 

Les tunnels de Vinh Moc

Visiter les tunnels de Vinh Moc ainsi que la derniĂšre base militaire m’a permis de vraiment en apprendre plus sur ce qu’il s’est passĂ© autour de la DMZ et de ses enjeux pendant la guerre du Vietnam.
Ayant déjà visité les tunnels de CuChi auparavant, les tunnels de Vinh Moc y sont trÚs clairement semblables
. Cependant, leur utilisation assez diffĂ©rente, car ceux-ci Ă©taient utilisĂ©s par des villageois et non pas des rĂ©sistants. J’en ai donc plus appris sur le mode de vie des locaux pendant la guerre, et des enjeux de ces tunnels Ă  proximitĂ© de la mer. 

cimetiĂšre dmz vietnamienne
cimetiĂšre dmz vietnam

Mon excursion s’est terminĂ©e par la visite d’une base militaire, qui a Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ©e en cimetiĂšre du souvenir. J’ai trouvĂ© ça intĂ©ressant de terminer la visite de la DMZ par ce cimetiĂšre. Je me suis rendue compte de ce que j’avais vu. Cela m’a aussi permis de le rĂ©-ancrer dans une profonde rĂ©alitĂ© : le caractĂšre extrĂȘmement meurtrier et violent de cette guerre.

La DMZ vietnamienne : Ă  faire ou Ă  ne pas faire ?

J’ai globalement un avis assez positif sur ma visite de la DMZ. J’ai beaucoup appris sur l’histoire du Vietnam par cette excursion, mais Ă©galement sur le rĂŽle de cette zone et ce qu’il en reste aujourd’hui. Mais si c’était Ă  refaire, je m’arrĂȘterais une nuit Ă  Dong Hoi. SituĂ©e sur la route entre Hanoi et HuĂ©, cela me permettrait de limiter les temps de route. Au final, j’ai quand mĂȘme fait 6h de route dans la journĂ©e, ce que je trouve assez consĂ©quent.

mer dmz vietnam

En tout cas, je ne regrette pas cette visite. J’avais trĂšs peu entendu parler de la DMZ avant d’y aller : mĂȘme si des excursions sont organisĂ©es, ça n’a pas l’air d’ĂȘtre la visite la plus prisĂ©e par les touristes: et honnĂȘtement, je ne m’en suis pas plainte. 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.